Faire ses propres semis intérieur (suite)

Faire ses propres semis intérieur (suite)
Vous avez réalisé les premières étapes sans difficulté et vous regardez maintenant pousser vos petites plantules avec fierté chaque jour! Voilà quelques conseils pour que vos plants deviennent robustes avant de les transplanter à l’extérieur.

Le repiquage

Les deux premières feuilles qui poussent s’appellent les cotylédons. Les premières vraies feuilles arrivent ensuite, elles ont une forme différente des premières. À partir du moment où les deux premières vraies feuilles sont complètement déployées, vous pouvez procéder au repiquage. Cela consiste à apporter plus d’espace et plus d’éléments nutritifs aux plantules en les transplantant dans un contenant plus grand rempli d’un terreau de croissance.

Attention, certains plants n’apprécient pas le repiquage comme les concombres, courges, courgettes et melon!

Comment précéder?

1 – Préparer le terreau de croissance (terreau pour semis + environ 50% de compost mûr). L’humidifier de la même façon que la fois précédente, lors des semis. Il est préférable d’arroser également les plantules à repiquer pour ne pas endommager leurs racines fragiles au moment du repiquage.

2 – Utiliser une cuillère pour creuser un trou dans le terreau du nouveau contenant. Toujours avec la cuillère, dégager une plantule en enfonçant la cuillère jusqu’au fond du contenant pour aller la chercher sous les racines. Les plantules sont fragiles, les manipuler délicatement! Déposer ensuite la plantule dans le fond du nouveau contenant et combler le trou de terreau.

Pour renforcer la plantule, faire en sorte que le terreau arrive presque à la hauteur des cotylédons (voir photo ci-dessous). La plantule développera ainsi ses racines à partir de la tige, ce qui renforcera le plant.

3 – Finissez en arrosant un petit peu.

Petites suggestions

Tourner vos plants

Les tiges de vos plantules ont tendance à se courber vers la fenêtre pour capter un maximum de lumière. Tournez vos plants d’un quart de cercle 2-3 fois dans la semaine et vos plants pousseront droit!

Donner de l’amour à vos semis

Les flatter délicatement de temps en temps : cela imite l’action du vent et renforcera leur tige.

L’acclimatation des semis

Quand il n’y aura plus de risque de gel, acclimater vos plants à l’extérieur en les exposants graduellement aux éléments extérieurs : commencer par quelques heures lors de journées nuageuses, puis lors de journées ensoleillées pour finalement les laisser dehors la nuit (les rentrer en cas de nuit trop fraîche). Une fois bien robustes, les plants seront prêts pour la transplantation extérieure!

Transplanter vos plants au bon endroit! Les plantes n’ont pas toutes les mêmes besoins : certaines aiment la chaleur, d’autres s’épanouissent à la mi-ombre… Tenir également compte de la taille des plantes à maturité pour qu’elles disposent d’un espace suffisant pour bien se développer. Cela favorisera des plants sains!

Pour des conseils sur l’entretien écologique de votre jardin consulter le guide Maison propre et jardin vert.

Écobricolage : des fleurs pour la fête des mères!

Écobricolage : des fleurs pour la fête des mères!
En cette période de l’année, nous réalisons habituellement des ateliers en lien avec la fête des mères dans les classes des écoles primaires. Semis de fleurs dans de jolis pots décorés ou écobricolages : les fleurs sont à l’honneur!

Pour célébrer les mamans, nous vous proposons ici deux écobricolages pour enfants, réalisés à partir de matériel qu’on peut facilement récupérer à la maison.

Mobile de fleurs

MATÉRIEL :

  • Une boîte d’œuf en carton
  • Des ciseaux
  • De la peinture (vous pouvez aussi utiliser des crayons feutres)
  • De la ficelle
  • Une petite branche ramassée lors d’une promenade (par précaution, laisser-là dans un coin pour au moins quelques jours avant de l’utiliser ou lavez-là à l’eau chaude savonneuse)

ÉTAPES :

1. Séparer les coquilles de la boîte d’œuf (le carton se déchire facilement à la main, utiliser les ciseaux au besoin). Puis découper les pétales en leur donnant la forme désirée. Peindre les fleurs ou les colorier.

2. Percer le cœur de la fleur avec la pointe du ciseau (peut nécessiter l’aide des parents dépendamment de l’âge). Découper ensuite un bout de ficelle et faire un nœud à une extrémité puis enfiler la ficelle à travers la fleur.

3. Répéter l’opération plusieurs fois sur le même bout de ficelle. Puis refaire la même chose avec les 2 autres bouts de ficelle.
Attacher les bouts de ficelle à la petite branche. Terminer en faisant une petite boucle de ficelle pour accrocher le mobile (voir photo plus haut).

Dessin de fleur en 3D

MATÉRIEL :

  • 2 rouleaux de papier toilette (ou plus si vous voulez faire un bouquet)
  • Des ciseaux
  • Une feuille de papier (idéalement cartonnée)
  • De la peinture (vous pouvez aussi utiliser des crayons feutre)
  • Un bâton de colle

ÉTAPES :

1. Écraser le rouleau de papier toilette et le découper en rondelles. Répéter l’opération avec les autres rouleaux.


2. Poser les rondelles sur la feuille et les assembler pour former une fleur. Les coller ensuite une par une en mettant suffisamment de colle et en appuyant les rondelles sur la feuille pendant quelques secondes.

3. Terminer en peignant à l’intérieur et à l’extérieur des rondelles.

Si vous avez 3-4 rouleaux et une feuille suffisamment grande, vous pouvez en faire un bouquet!
Il est aussi possible de coller les fleurs découpées dans une boîte d’œuf pour faire un bouquet en 3D.

Bon bricolage aux enfants
et bonne fête à leurs mamans!

Concours des plus beaux jardins, édition 2020

Concours des plus beaux jardins, édition 2020
Les centres de jardinage et les pépinières ont annoncé leur réouverture progressive à partir de cette semaine ! Ça tombe bien, car nous avons le plaisir de vous annoncer officiellement le retour du concours des plus beaux jardins de Montréal-Nord, édition 2020 !

Ce concours a pour but de mettre de l’avant et récompenser les citoyens et citoyennes ayant les jardins les plus harmonieux et originaux de Montréal-Nord ! En vous inscrivant au concours, vous courez la chance de gagner un bon d’achat de 100$, échangeable dans un commerce du quartier.

5 catégories

Voici les cinq catégories du concours :

  • Balcon
  • Façade
  • Cour arrière
  • Potager
  • Coup de cœur du comité

NB. Il est possible de s’inscrire dans chacune de ces catégories !

Critères de votre jardin

Un comité déterminera les gagnant(e)s pour chaque catégorie en tenant compte des critères suivants : propreté, originalité, choix des plantes, harmonie d’ensemble, santé des végétaux, effet visuel, aménagement écologique et durable.

NB. Les détenteurs de lot dans un jardin communautaire de l’Arrondissement de Montréal-Nord peuvent également participer au concours !

Comment et quand s’inscrire ?

Les inscriptions au concours débuteront à partir du 20 mai jusqu’au 15 août.

Pour s’inscrire au concours, c’est très simple. Vous devez nous fournir des photos de votre jardin (maximum de 4 photos) ainsi qu’une preuve de résidence de Montréal-Nord (votre adresse civique). Nous faire parvenir le tout de la manière suivante :

  • par courriel : [email protected] ;
  • par message privé sur la page [email protected] ;
  • la ou les catégories dans laquelle/lesquelles vous vous inscrivez ;
  • en personne à l’Éco-quartier:

10861, boulevard Pie-IX

12277, boulevard Rolland

NB. La méthode d’inscription en personne à l’Éco-quartier s’appliquera seulement si les mesures de confinement sont levées d’ici le 20 mai 2020.

Partenariat et photos des gagnant(e)s de l’année dernière

En partenariat avec l’Arrondissement de Montréal-Nord, la Coop de solidarité Éconord, organisme mandataire du programme Éco-quartier de Montréal-Nord, organise ce concours pour une troisième année consécutive.

Question de vous mettre dans l’esprit du concours et de vous donnez une idée du talent des participants et participantes, voici quelques photos des gagnants et gagnantes du concours lors de l’édition 2019 !

Une année particulière pour le concours des plus beaux jardins de Montréal-Nord

Au-delà du concours, l’initiative de cultiver ses propres plantations et de créer un jardin à la maison est un geste des plus tributaire, particulièrement en cette période de confinement.

En effet, depuis le début de la crise liée au virus de la COVID-19, de nombreux experts québécois dans le domaine de l’agriculture et du secteur alimentaire ont plus que jamais mis en exergue l’importance de développer une certaine souveraineté alimentaire basée sur l’agriculture locale et sur la consommation de produits saisonnière cultivée au Québec.

Alors, oui, cela veut dire d’acheter davantage des fruits et légumes cultiver dans notre province. Cependant, il s’agit également d’un appel à nous responsabiliser, nous, en tant que consommateurs.

Comment faire ? L’achat local est un très bon début . Avoir son propre jardin aussi. Faire ses propres cultures à la maison ou au jardin communautaire de votre quartier est une initiative encore plus forte !

Les avantages de cultiver son propre jardin

En ayant votre propre jardin, non seulement vous contribuez grandement à la réduction de la pollution émise par le transport des aliments dans les supermarchés, mais vous contribuez également au verdissement de votre quartier, à l’augmentation de l’indice de canopée de la Ville de Montréal, à la survie des insectes pollinisateurs et à la lutte contre les déserts alimentaires.

Déjouer l’ennui et l’incertitude

Par ailleurs, la situation de confinement actuelle pèse lourd sur le moral et plonge plusieurs personnes dans l’ennui et l’incertitude.

C’est là l’occasion idéale de se mettre (ou se remettre) au jardinage. Pour les raisons énoncées ci-haut, mais aussi pour lutter contre l’ennui et l’incertitude, tout en développant de nouvelles compétences. Des compétences qui, on vous l’assure, ne seront définitivement pas perdues dans un avenir proche.

De plus, il est prouvé scientifiquement que jardiner constitue une activité des plus apaisante pour le moral !

À vos binettes !

Le plastique no 6 : pourquoi ne le recyclons-nous pas ?

Le plastique no 6 : pourquoi ne le recyclons-nous pas ?
Le fameux plastique no 6, si pratique, mais si nuisible, est dans la mire des gouvernements depuis 2019. Le gouvernement fédéral, suite à la publication d’une première étude sur l’impact des microplastiques retrouvés dans nos cours d’eau, a annoncé son intention de légiférer afin de graduellement interdire les plastiques à usage unique. De son côté,  l’administration de la Ville de Montréal souhaite s’attaquer aux plastiques à usage unique, avec comme angle d’attaque principal les contenants en styromousse.
L’impact des microplastiques

En janvier de cette année, une étude de l’Université McGill relevait que la contamination de notre Fleuve Saint-Laurent s’apparente à celle des pires rivières et fleuves de Chine pour ce qui était des microplastiques. Ces microplastiques de moins de 5 mm polluent les eaux et peuvent causer la mort chez les poissons suite à leur ingestion et le blocage de leur système digestif, sans oublier les toxines qui se retrouvent dans ces plastiques. Mais le problème de ces microplastiques ne s’arrête pas là. Les particules nocives remontent la chaîne alimentaire jusque dans nos assiettes. Dernièrement, on relevait à cet effet qu’un américain moyen ingère en moyenne 50 000 particules de microplastique chaque année ! L’importance de trouver le moyen de détourner le plastique, dont une part provient de l’usage de plastiques à usage unique, de nos milieux naturels vers des lieux d’élimination adéquat ou des filiales de recyclage. Évidemment, la réduction à la source du plastique reste l’action la plus efficace à long terme, mais nous y reviendrons plus loin.

Du plastique recyclable qui n’est pas recyclé

Nos achats courants et nos sorties – notre consommation en générale – nous amène inéluctablement à rencontrer ce fameux styromousse. Si au moins nous pouvions le mettre au recyclage l’impact de notre consommation serait réduit, nous disons-nous peut-être… Or, ce n’est malheureusement pas possible à Montréal avec la collecte pêle-mêle hebdomadaire. 


Face à cette situation, il m’est souvent arrivé d’entendre mes proches affirmer qu’en mettant leurs morceaux de styromousse au recyclage, les pouvoirs publics seraient incités à recycler cette matière : rien n’est plus faux. Au mieux le styromousse ne se retrouve pas directement dans la nature et au pire il vient contaminer le reste des matières acceptées, qui elles ne pourront pas être recyclées puisque mêlées à des particules de plastique no 6. Donc ne vous y méprenez pas, le no 6 ça ne va pas au bac vert.

Mais pourquoi n’est-il pas recyclé au juste ? En fait la raison se trouve dans ses attributs qui en font justement un plastique prisé pour certaines activités commerciales : son poids. Le styromousse que vous connaissez est en fait un plastique « expansé ». À partir du matériel de plastique original – appelé Polystyrène – il est possible de d’injecter de l’air et de faire croître 50 fois le volume d’une simple bille de plastique. Cette propriété en fait un matériel – à son état original sous forme de billes – très intéressant économiquement. Le transport du polystyrène, sous cette forme, coûte très peu cher, notamment lorsque l’on peut produire une quantité importante d’items à partir d’une poignée de ces billes. 

Un deuxième avantage économique est que le polystyrène expansé, notre fameuse barquette à légume, nécessite 6 fois moins d’énergie à produire que le carton. Il en coûte donc beaucoup moins cher en terme d’énergie à produire.

Finalement, la résistance à la chaleur du plastique no 6 en général en fait un outil intéressant pour la restauration. Le restaurateur peut donc offrir un produit encore chaud à ses clients même lorsque arrivé à leur porte.

Ce qui en fait un produit aussi intéressant pour les producteurs de cette matière et ses acheteurs (restaurateurs) est aussi ce qui le rend si complexe à recycler. Par exemple, votre styromousse est composé à 98% d’air et de 2 % de plastique. Le problème qui se pose ici est celui du volume. Nous avons donc une matière qui, une fois collectée, est 50 fois plus grande que le produit – en théorie – recyclé. Les coûts en transport et en tri sont donc se situent donc à l’opposé des coûts pour produire cette matière : ils sont énormes pour le peu de matière récolté. Cependant, il est important de noter qu’à Montréal il existe deux endroits où vous pouvez disposer de votre plastique no 6, soit aux écocentres de Lasalle et de Saint-Laurent exclusivement. Bien que le transport soit à vos frais, l’option de la récupération existe à ces endroits.

Au niveau du procédé de recyclage du plastique no 6, les méthodes mécaniques traditionnelles étaient plus ou moins efficaces. Or, depuis peu il existe une entreprise montréalaise qui a développé un procédé par dissolution dans des huiles essentielles et séparation.


Les coûts au niveau du recyclage sont peut-être partiellement réglés et même du transport de la matière une fois recyclée, mais le transport de la matière lors de la collecte et en sortant du centre de tri vers les recycleurs restent très élevés. De plus, le recyclage de cette matière n’est pas actuellement envisageable au niveau du volume qui est généré annuellement. Cette nouvelle entreprise novatrice ne pourra traiter que 600 tonnes de matière annuellement, mais c’est loin de pouvoir répondre à la problématique. Pour mettre des chiffres sur cette situation, pensez aux 92 000 tonnes de plastique no 6 généré chaque année au Québec, envoyés au dépotoir et remplacés par 92 000 tonnes de nouveau plastique no 6 l’année suivante. 600 tonnes de moins c’est bien, mais nettement insuffisant.

La réduction, seule solution !


Dans la foulée de l’interdiction des plastiques à usage unique par la Ville de Montréal et le gouvernement fédéral, à quoi peut-on s’attendre concernant l’usage du plastique no 6 – styromousse ? Plus important, quelles peuvent être les alternatives ?

Premièrement, il nous faut identifier ces matières. Le polystyrène expansé est généralement facile à déceler de par sa texture, son poids très léger et par ses usages spécifiques et connus – restauration, alimentation et protection des biens lors du transport. C’est plutôt du côté du polystyrène rigide que cela se corse. Voici une courte liste non exhaustive d’items généralement peu connus pour leur composition en polystyrène : pot à yaourt, ustensiles à usage unique, couvercle à café pour emporter, glacière, vos verres en plastique de party, petits contenants de lait et de crème et même certains verres en plastique transparents que l’on prendrait à s’y méprendre à d’autres plastiques recyclables et acceptés dans nos collectes. Bref, ce plastique se trouve à plus d’endroits que l’on pense généralement.

Deuxièmement, il nous faut des alternatives au plastique no 6. Nous pouvons donner des pistes à court terme et à long terme.

À court terme, l’usage de matières moins dommageables pour l’environnement reste une option intéressante. La vaisselle et les ustensiles compostables sont de plus en plus abordables et lorsque perdu dans l’environnement finiront par de se décomposer au bout de trois ans maximum. Pour ce qui est de l’alimentation, certaines fruiteries reprennent les barquettes à légumes en styromousse, ce qui permet de réutiliser la matière avant de la jeter. Individuellement, on peut développer l’habitude de refuser le plastique à usage unique lorsque nous commandons au restaurant. Évidemment, on peut chacun et chacune stocker chez soi le plastique no 6 et aller une fois par année à l’un des deux écocentres acceptant cette matière.

À long terme, il faudra penser à remplacer les items à usage unique – compostables ou non – par des items réutilisables le plus largement possible. L’utilisation de vos propres contenants et tasses lors de votre passage à l’épicerie ou à votre service de café rapide préféré est aussi un pas important vers la réduction à la source du plastique. Du côté des supermarchés, la sensibilisation croissante de la population au suremballage alimentaire semble faire du chemin. De manière générale, l’apparition de produits dans de nouvelles matières innovantes pourraient permettre de remplacer à terme le plastique. Prenons par exemple le développement de plastique compostable à base de champignons ou bien la création de glacières réutilisables et compostables : les alternatives durables existent !

En conclusion

Les plastiques à usages unique sont responsable d’une bonne partie des microplastiques si dommageables pour l’environnement et il nécessaire de s’y attaquer. Que soit par des mesures de réduction, de réutilisation ou, dans une moindre mesure, de recyclage, nous avons un rôle à jouer dès maintenant. Profitons du moment et du consensus politique autour de cette problématique travaillons ensemble et individuellement à détourner le plastique de nos milieux naturels… et de nos assiettes.


Sources : 

Éco-Quartier Peter-Mcgill;

Magazine Québec-Science, Microplastique au fond du St-Laurent: parmi les pires cours d’eau étudiés;

Polyform Environnement, LES 10 FAITS DU POLYSTYRÈNE EXPANSÉ DANS L’ENVIRONNEMENT

Radio-Canada, Ottawa veut interdire les articles en plastique à usage unique d’ici 2021;

Radio-Canada, « C’est la dernière année des sacs de plastique à Montréal » – Valérie Plante;

TVA Nouvelles, Du plastique dans votre assiette;

Ville de Montréal – Environnement, Récupération du plastique no 6.

Jour de la Terre 2020

Jour de la Terre 2020
Chère communauté de Montréal-Nord, le 22 avril prochain, célébrons le Jour de la Terre ensemble !

Ce jour-là, nous inviterons petits et grands à partager leurs messages pour la Terre sur notre page Facebook (quelques mots, un dessin, une photo ou une vidéo… dépendammant de votre élan!).

Vous pouvez également nous les envoyer par courriel à [email protected] jusqu’au 20 avril, nous les publierons sur nos plateformes (Site web, Instagram). Pensez à y inscrire votre nom!

Une occasion de rendre hommage à ce que nous aimons dans la nature, de partager nos souhaits pour l’avenir sur notre planète ou de s’inspirer les uns les autres à travers nos engagements pour la Terre.

Vous manquez d’inspiration? Visionnez gratuitement le film LA TERRE VUE DU CŒUR avec Hubert Reeves.

Passons à l’action !


Vous avez tous les éléments en main pour inciter les citoyens de votre ville à poser des gestes concrets pour l’environnement !

Visiter le site sur Jour de la Terre afin de vous laisser inspirer par une multitude d’actions possibles à poser !

Bricolage de printemps, en temps de confinement

Bricolage de printemps, en temps de confinement

Par Tiana Ramiarinarivo

Le printemps est arrivé et avec lui, le grand ménage annuel pour organiser, ranger, nettoyer et mettre de l’ordre dans la maison.

Cette année, le printemps est différent. Un virus sévit présentement, nous forçant à rester à l’intérieur, en confinement. À force de passer tout son temps à la maison, on peut rapidement devenir à court d’idées d’activités à faire avec les enfants.

On vous partage quelques idées de bricolages écologiques faciles à faire avec toute la famille.

1. Le range-bouteille

Pourquoi ne pas chiner dans notre bac de recyclage pour voir ce qu’on peut y trouver afin de donner une deuxième vie à nos déchets et fabriquer nous-mêmes notre propre rangement ?

On vous partage alors une petite idée facile à réaliser avec nos vieilles bouteilles en plastique, histoire de prendre soin de notre portefeuille, mais surtout de notre planète.

Le matériel :

  • Des bouteilles en plastique (la taille dépend de ce que tu veux mettre à l’intérieur)
  • Des petites accrochent en métal 
  • Un couteau à lame rétractable (exacto)
  • Un marqueur

La réalisation :

  • Tracer un gros cercle avec un marqueur sur la partie supérieure de la bouteille
  • Enlever le cercle avec l’exacto pour faire un trou de la taille d’un gros poing (elle va servir de petite ouverture pour verser ou chercher nos objets)
  • Insérer une accroche sur le bouchon de la bouteille
2. Brico-rouleau

Autres items intéressants pour le bricolage que l’on peut retrouver dans notre bac de recyclage : « le rouleau de papier toilette ou de papier essuie-tout ».

Facile, pas cher, mais surtout écologique, voici des tutoriels pour fabriquer des petits animaux en rouleau de papier toilette (un lion, une grenouille, un chat, etc.), des petits personnages de dessins animés (des minions et des tortues ninjas) et un crocodile en rouleau de papier essuie-tout.


Pour le matériel, on aura besoin :

  • des rouleaux de papier de toilette ;
  • de la colle ;
  • de la peinture à l’eau ;
  • un crayon ;
  • une paire de ciseaux.
Un crocodile avec un rouleau de papier essuie-tout 
Un lion avec un rouleau de papier toilette
Une tortue Ninja
Une petite grenouille
Un minion
Un chat

Faire ses propres semis intérieurs

Faire ses propres semis intérieurs

Par Émilie Ould-Aklouche

Pourquoi ne pas profiter de cette période de confinement pour faire un peu de jardinage? Il est encore trop tôt pour jardiner à l’extérieur, mais la période des semis n’est pas encore terminée! Si vous n’avez pas le nécessaire, il est possible d’acheter vos produits sur internet! Seul ou en famille, lancez-vous dans cette activité facile et apaisante : du plaisir garanti! Voici quelques conseils pour les débutants.

De quoi avez-vous besoin?

De lumière

Pour réussir vos semis, il faudra leur offrir le plus de lumière possible. Profitez de la lumière naturelle du soleil : une pièce avec une grande fenêtre orientée vers l’est ou le sud pourra répondre à leurs besoins.

Vous aurez aussi besoin d’un peu de matériel.

Des semences

Il y a des semis intérieurs qu’on fait au mois de mars, d’autres au mois d’avril et certain au mois de mai. Pour savoir ce que vous pouvez semer à l’intérieur à cette période, référez-vous aux calendriers de semis pour la région de Montréal.

Des semenciers québécois proposent une grande variété de cultivars de qualité, adaptées à nos climats.

Du terreau

Il existe des terreaux pour semis. Les terreaux de rempotage pour plantes intérieures peuvent tout aussi bien convenir pour commencer!

Des contenants et étiquettes

Vous pouvez réutiliser les contenants que vous avez sous la main :  pots de margarine, pots de yogourt et même briques de lait découpées… le tout bien lavé et percé d’un trou pour le drainage! Les barquettes transparentes de viennoiseries peuvent même servir de dôme pour conserver l’humidité lors de la germination. De la même façon, les étiquettes peuvent être découpées dans les couvercles des pots de yogourt ou de margarine… Les jardineries vendent aussi des plateaux multicellules.

Grand contenant pour mélanger l’eau au terreau.

Un vaporisateur (idéal pour éviter de déplacer les graines, mais il est possible de faire sans).

 Comment procéder?

Verser le terreau dans le grand contenant, puis ajouter de l’eau tiède petit à petit. Mélanger avec les mains en écrasant les mottons. Le terreau doit être bien humidifié, mais pas détrempé!

Petit test :

Prenez une poignée de mélange dans une main et écrasez-le. Lorsque vous rouvrez la main, le mélange devrait se tenir. Si le mélange ne se tient pas, il est trop sec : continuer à ajouter de l’eau petit à petit. Si l’eau dégouline, cela veut dire qu’il y a trop d’eau : rajouter du terreau.

Mettre le terreau humide dans les pots sans l’écraser. Soulevez le contenant à quelques pouces de hauteur et laissez-le tomber pour tasser le terreau.

Semer les graines et recouvrez-les de trois fois leurs épaisseurs de terreau.

Si vous avez suffisamment de semences, vous pouvez mettre 2-3 graines par cellules (ou rapprochées) au cas où certaines ne pousseraient pas.

Pour les graines les plus grosses, faites un petit trou, déposez-y la graine et recouvrez-là de terreau. Pour les plus petites, comme les graines de basilic par exemple, ne faites pas de trous : déposez-les directement sur le terreau, poussez très légèrement du bout du doigt et recouvrez les d’un tout petit peu de terreau.

Faites votre étiquette avec le nom du cultivar et la date de semis pour identifier ce que vous venez de semer.

Vaporiser d’eau tiède avec le jet le plus diffus du vaporisateur. Si vous n’en avez pas, faites couler l’eau doucement afin de ne pas déloger les graines.

Placez dans un endroit chaud de la maison de 21 à 24 degrés (à ce stade-ci, pas besoin de lumière).  Maintenez ensuite le terreau humide en vaporisant régulièrement.

Si vous avez un dôme, vous pouvez recouvrir les contenants ce qui conservera l’humidité le temps de la germination. Une fois les plantules apparues, vous pourrez le retirer.

Placez les semis à la lumière (sans quoi ils s’étioleront, ce qui les rendra fragiles).

Si des plantules poussent trop rapprochées, gardez la plus forte et coupez les autres.

Surveillez bien les arrosages : quand le terreau devient sec, arrosez ou versez de l’eau tiède dans un plateau dans lequel vous mettrez les contenants troués jusqu’à ce que le terreau soit à nouveau imbibé d’eau.

PRÊT(E)S? … À VOS SEMIS!

(2ème partie à venir : Le repiquage, l’acclimatation des semis et la transplantation extérieure)

Qui dit ménage du printemps dit Résidus domestiques dangereux

Qui dit ménage du printemps dit Résidus domestiques dangereux

Par Nataël Bureau

Avec la hausse du thermomètre et le début des projets d’été, le printemps est l’occasion de faire de la place chez soi et de se débarrasser de toutes sortes d’articles non utilisés, périmés ou défectueux. Pour faire suite à notre article sur les encombrants et les CRD, nous nous penchons cette fois-ci sur les résidus domestiques dangereux. Dans notre mire, nous avons les vieux pots de peinture, les huiles à moteur, les piles et biens d’autres produits.
Qu’est-ce qu’un résidu domestique dangereux ou RDD ?

C’est toujours un défi de se démêler parmi toutes les matières qu’un foyer peut générer. Mais ne vous inquiétez pas, les RDD sont faciles à identifier.

Tout d’abord, pensez à ce que vous entreposez dans ces pièces : la salle de bain, la cuisine, la salle de lavage, sous-sol ou placard ou bien dans le garage ou la remise. Il y a fort à parier qu’une bonne partie des produits entreposés à ces endroits soient des RDD.

Ensuite, un RDD a une ou plusieurs de ces quatre caractéristiques : corrosif, inflammable, toxique ou explosif.

[1]

Finalement, vous tenez cette bouteille en main et vous vous demandez toujours s’il s’agit d’un RDD. Jetez un coup d’œil sur l’emballage et vous verrez si l’un de ces pictogrammes s’y trouve :

Si l’un de ceux-ci s’y trouve, alors il s’agit d’un résidu dangereux.

Que faire avec nos vieux RDD ?

Comme vous l’avez vu plus haut, les caractéristiques des RDD en font des matières qui ne peuvent se retrouver dans les collectes en bordure de rue. En effet, encore trop de RDD se retrouvent au dépotoir et constituent un risque important pour l’environnement, les installations de traitement et les employé.e.s œuvrant dans la gestion des matières résiduelles.

Si les RDD ne constituent qu’environ 1% des matières générées chez les particuliers, leur dangerosité pour la santé et l’environnement dépasse de loin en importance le faible poids qu’ils représentent parmi nos déchets. Lorsqu’envoyés au dépotoir, les RDD peuvent contaminer la nappe phréatique, ainsi qu’endommager les équipements (corrosion, inflammabilité, etc.). De plus, le transport et la disposition de matières toxiques ou dangereuses augmentent le risque pour la santé et la sécurité des travailleur.euse.s, tant lors de la collecte qu’au site d’élimination des ordures. En bref, on ne se débarrasse pas de nos RDD n’importe comment.

Plusieurs options s’offrent à nous lorsque nous venons de terminer notre grand ménage de printemps et que l’on a amassé tous les contenants de matières que nous pensons être des RDD. Nous pouvons planifier une visite lors de la collecte itinérante des RDD, qui a lieu deux fois par année à Montréal-Nord ou nous pouvons faire une tournée à l’écocentre le plus près de chez nous.

Une autre option, peut-être plus appropriée lorsqu’il est impossible de nous présenter lors de la collecte itinérante ou lorsqu’il y a la ruée printanière aux écocentres, est d’utiliser les différents points de dépôt des matières dangereuses. Plusieurs matières dangereuses disposent d’un réseau de collecte alternatif. L’encadré ci-dessous vous présente les principaux.

Dans tous les cas, il est possible d’utiliser l’application Ça va où ? en ligne ou sur son téléphone pour trouver le point de dépôt ou la collecte la plus près. Vous n’avez qu’à indiquer votre ville de résidence (Montréal-Nord) et sélectionner la matière dont vous voulez disposer. L’application vous indiquera la manière et l’endroit les plus appropriés concernant votre RDD.

Qu’arrive-t-il aux matières dont nous nous débarrassons ?

            S’il y a bien une manière d’encourager les gens à disposer correctement de leurs matières, c’est bien en leur montrant à quoi ça sert. Plusieurs matières sont revalorisables et peuvent même être régénérées à leur état d’origine. C’est par exemple le cas de la peinture résidentielle, représentant près de la moitié (+/- 47%) de tous les RDD générés au Québec.

L’association Éco-peinture a pour mission de collecter et d’acheminer à des filiales de valorisation les vieux pots et les fonds de peinture que nous leur acheminons par le biais des différents points de dépôts. La peinture peut y être recyclée et remise à un niveau de qualité suffisant pour la revente. On permet ainsi, par le recyclage de la peinture, de diminuer la production de nouvelles peintures, ce qui s’inscrit dans une vision de réduction à la source des matières, tout en s’assurant que cette matière dangereuse ne se retrouve pas au dépotoir ni dans la nature. Au total, ce sont 7 millions de kilos de peinture qui sont récupérés à travers le Québec ! Le produit fini et recyclé est revendu sous la marque Rona Eco ou Boomerang.

 Il est intéressant de noter que c’est grâce au principe de la Responsabilité élargie des producteurs au Québec, que l’on a accès à différents réseaux de dépôt. En effet, plusieurs entreprises – producteurs ou distributrices- de matières dont l’impact environnemental ou sur la santé de leur produit en fin de vie est important sont désormais tenues d’assurer la collecte et la redirection des matières vers des filiales de valorisation de ces matières. Les derniers changements apportés en 2019 ont permis d’englober plus de de produits et d’entreprises, ainsi qu’à réactualiser les cibles à atteindre en matière de récupération. Financés à l’aide d’une écotaxe sur les produits visés, les différents programmes permettent de détourner d’importantes quantités de matières de l’élimination et d’assurer leur disposition de manière sécuritaire pour nous, pour les travailleur.euse.s du secteur de la gestion des matières résiduelles et, bien évidemment, pour l’environnement.

Conclusion

            Les risques qu’imposent les résidus domestiques dangereux (RDD) en fin de vie sont importants et c’est pourquoi il est important d’en disposer adéquatement. Comme on a pu le constater, plusieurs des RDD chez soi peuvent facilement être recyclés ou valorisés. Alors, faisons un petit effort ensemble pour utiliser les services de collecte offerts et disponibles pour tous et toutes !


[1] Recyc-Québec, Les résidus domestiques dangereux Fiches informatives, En ligne, Lien.

L’année 2019 en environnement

L’année 2019 en environnement

par Jérôme Casavant

Que l’on y croie ou pas, les bouleversements climatiques et les symptômes qui en découlent sont devenus peu à peu le sujet dominant des dernières années et il est fort à parier qu’ils deviendront un enjeu majeur dans la prochaine décennie qui est sur le point de s’amorcer. Thème récurrent dans notre flux de nouvelles quotidien, les changements climatiques ont été catapultés au front durant l’année 2019. Voici un petit tour d’horizon des grands thèmes environnementaux qui ont ponctué l’année.
Mouvement étudiant pour le climat et manifestation historique du 27 septembre

Sans aucun doute, Greta Thunberg a marqué l’imaginaire collectif durant l’année 2019. Figure de proue du mouvement de lutte aux changements climatiques, la jeune activiste suédoise est à l’origine du mouvement étudiant pour le climat qui rallia des millions de personnes derrière la cause. Le message martelé à maintes reprises par la porte-parole du mouvement durant les sommets internationaux est de s’unir et d’écouter la communauté scientifique internationale. Pour elle, la question climatique et la crise écologique vont bien au-delà des partis politiques[1].

Logo du mouvement « Earth Strike ». Crédit: www.earth-strike.com

La grève étudiante pour le climat, qui démarra le 20 août 2018, appelle les étudiants du monde entier à manifester dans les rues chaque vendredi en faveur de l’action pour contrer le réchauffement climatique. Par ailleurs, le mouvement atteint un point culminant le 27 septembre 2019 alors que près d’un demi-million de personnes défilent dans les rues de Montréal pour manifester au côté de la jeune militante suédoise. Plusieurs autres manifestations monstres eurent lieu à travers le Canada et à l’internationale cette même journée. Toutes ces manifestations s’adressent directement aux dirigeants du monde, qui sont accusés de trainer le pas par rapport à la transition écologique et de détourner l’attention des enjeux climatiques[2].

Canicules et feux de forêt en Amazonie

Les effets intempestifs des perturbations climatiques se sont fait sentir plus que jamais en 2019. Plusieurs records de chaleur ont été enregistrés en Europe durant l’été.

La France, l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont tous battu des records de chaleur durant l’été 2019. Pendant le mois de juillet, le mercure a dépassé la barre de 40 degrés Celsius dans la plupart des régions, laissant à haut risque les plus vulnérables, comme les personnes âgées et les jeunes enfants[3]. En France seulement, les canicules intenses ont entraîné la mort de 1 500 personnes[4].

De plus, la période estivale 2019 a également été le théâtre de nombreux feux de forêt qui ont ravagé le cœur de l’Amazonie. Les images satellites des « poumons de la Terre » ravagés par les flammes ont choqué l’opinion publique et créé l’indignation auprès de la communauté scientifique internationale. L’activité agricole, comme le défrichage légal et illégal des terres par les agriculteurs, serait la cause principale des feux[5]. Les scientifiques et les environnementalistes dénoncent en cœur le gouvernement brésilien du président Jair Bolsonaro, accusé d’encourager les agriculteurs à pratiquer la déforestation. Selon l’institut national de recherche spatiale (Inpe), la déforestation amazonienne a atteint 920,4 km² en juin 2019, une augmentation de 88% par rapport à l’an dernier à pareille date[6].

Vue aérienne de la ville de Candeiras do Jamari dans l’état de Rondonia, Brésil. (Photo: Victor Moriyama / Greenpeace)

NB. La forêt amazonienne possède 13% des arbres de la planète et produit 20% de l’oxygène sur Terre.

Crise du recyclage et ouverture d’un nouveau centre de tri à Montréal

Depuis maintenant environ 2 ans, le Québec traverse une crise du recyclage sans précédent dans son histoire. D’abord, cette crise ne touche pas seulement notre province, mais une grande partie de la communauté internationale, principalement les pays développés.

Crédit photo: Radio-Canada

L’élément déclencheur de cette crise remonte au début de l’année 2018 alors que la Chine, principal acheteur des matières récupérées au Québec, décide d’imposer une limite de 1% de contaminants dans le papier qu’elle recycle. Avant cette nouvelle réglementation plus que contraignante, le taux de contamination du papier et du plastique se situait entre 15 et 20% [7] . La nouvelle politique chinoise eut donc pour conséquences de faire drastiquement chuter le prix des ballots de papier sur les marchés internationaux[8]. À Montréal seulement, le prix moyen des matières recyclables par tonnes est passé de 154$ à 20$ entre 2017 et 2019[9]. Résultat : ne trouvant plus d’acheteur, les centres de tri du Québec fonctionnent à perte et les ballots de matières recyclables s’accumulent dans leurs cours.

Quelques pistes de solutions pour régler la crise ont été pensées. Entre autres, de créer une économie circulaire au Québec permettant de consommer, récupérer, recycler et revaloriser ici même, dans la province. Pour ce faire, Québec devra faire appel à l’aide des entreprises d’ici afin d’effectuer le rachat des matières recyclables. Cependant, les matières récupérées doivent remplir certaines normes de qualité afin d’être traitées ici, ce qui peut rendre le processus plus compliqué que prévu. De plus, les centres de tri du Québec ont un besoin criant de se moderniser afin d’effectuer un traitement des matières plus performant pour la remise en marché. La mise en place d’une consigne pour le verre, longue saga fortement médiatisée depuis janvier 2019[10], pourrait également permettre de désengorger les centres de tri du Québec. Toutefois, un rapport public d’Éco Entreprises Québec (ÉEQ), un OBNL privé, appel plutôt à la modernisation des centres de tri, jugée moins couteux qu’un système de consigne, ce qui rend bien sceptiques les militants pour l’adoption d’une consigne sur le verre[11].

Parallèlement, l’ouverture du nouveau centre de tri dans l’arrondissement de Lachine aidera à traiter 100 000 tonnes de matière par année et permettra de traiter plus de 90 000 tonnes de fibres, de plastique, de métaux et de verres annuellement[12]. Cela diminuera la pression sur le centre de tri de Saint-Michel. Cependant, dans le contexte actuel, une responsabilisation des principaux émetteurs des matières sur le marché, notamment les grandes chaines de restauration rapides, serait de mise. Responsabiliser davantage la population au tri des matières et à la réduction à la source est tout aussi important. Cela pourrait passer par une augmentation des activités de formation et de sensibilisation auprès des citoyens.

La crise est donc loin d’être terminée et se poursuivra certainement en 2020. À suivre…

Bannissement des plastiques à usage unique au Canada et Montréal zéro-déchet en 2030

En marge des élections fédérales, le gouvernement du Canada a fait l’annonce en juin 2019 de l’interdiction de la vente d’articles en plastique à usage unique d’ici 2021. Pailles de plastique, cotons-tiges, assiettes, couverts, récipients en polystyrène et bien d’autres, son dans la mire d’Ottawa. Enfin, selon des sources de la Presse canadienne, le projet de loi fera l’objet d’un examen complet afin d’être bien mis en place. Les producteurs d’emballages en plastiques se verront notamment obligés d’assurer que chacun de leurs produits soit recyclables ou réutilisables[13].

Crédit photo: Wikimedia Commons

Plus ambitieuse encore dans ses cibles de réduction de déchets, la Ville de Montréal souhaite adopter le zéro-déchet d’ici 2030. L’administration Plante désire détourner 85% de ses matières résiduelles des sites d’enfouissement à l’aube de 2030 et 70%, comme cible intermédiaire, d’ici 2025[14]. Pour atteindre cet objectif ambitieux, la Ville mise sur la mobilisation des acteurs impliqués (entreprises, institutions, citoyens, etc.) et sur une utilisation optimale du bac brun.

Montréal-Nord et bac brun

Parlant de bac brun, celui-ci à la cote à Montréal-Nord. Selon les statistiques de l’Arrondissement, en un an seulement, les résidents de Montréal-Nord ont réduit de 4,4% la quantité d’ordures ménagères produite. De ce fait, ils ont également jeté deux fois plus de résidus alimentaires au bac brun en 2018 qu’en 2017[15].

Une partie du secteur du nord-est n’a pas encore reçu le brun pour le moment, mais les recevra à l’automne 2020. L’ensemble du quartier sera alors desservi par la collecte des résidus alimentaires.

Il s’agit là d’un très beau bilan pour Montréal-Nord et tout porte à croire, si la tendance se maintient, que les chiffres énoncés ici haut seront en hausse pour 2019 et 2020.

Conclusion

Pas de doute, l’année 2019 aura jeté de la lumière sur les enjeux environnementaux. Qui aurait cru que l’environnement serait à l’avant-plan d’une campagne électorale un jour ? 2020 sera potentiellement la décennie la plus importante au niveau des décisions qui seront prises collectivement pour la lutte aux changements climatiques. Le travail est très loin d’être terminé, il ne fait que commencer.


[1] L’Echo, « Nous devons écouter les scientifiques » (Greta Thunberg), En ligne, <https://www.lecho.be/economie-politique/international/general/nous-devons-ecouter-les-scientifiques-greta-thunberg/10165745.html>, 19 décembre 2019.

[2] Radio-Canada, Plusieurs centaines de milliers de manifestants à Montréal pour le climat, En ligne, <https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1318625/forte-mobilisation-greve-mondiale-climat-greta-thunberg>, 19 décembre 2019.

[3] Le Journal de Montréal, Canicule de juillet : 1,5 ° à 3 °C plus chaud à cause du réchauffement climatique, En ligne, <https://www.journaldemontreal.com/2019/08/02/canicule-de-juillet-15-a-3c-plus-chaud-a-cause-du-rechauffement-climatique>, 19 décembre 2019.

[4] Vie publique, Bilan de la canicule 2019 : 1 500 décès enregistrés cet été, En ligne, <https://www.vie-publique.fr/en-bref/270623-bilan-de-la-canicule-2019-1-500-deces-enregistres-cet-ete>, 19 décembre 2019.

[5] The New York Times, Fires in Amazon Rain Forest Have Surged This Year, En ligne, <https://www.nytimes.com/2019/08/21/world/americas/amazon-rainforest.html>, 19 décembre 2019.

[6] Globo, Desmatamento na Amazônia em junho é 88% maior do que no mesmo período de 2018, En ligne, <https://g1.globo.com/natureza/noticia/2019/07/03/desmatamento-na-amazonia-em-junho-e-88percent-maior-do-que-no-mesmo-periodo-de-2018.ghtml>, 19 déembre 2019.

[7] L’itinéraire, Matière contaminée – Crise du recyclage, En ligne, <https://itineraire.ca/article/392/matiere-contaminee—crise-du-recyclage-?fbclid=IwAR21SZzQWnGULf8gHIOvGMu9pb8WSsj_f101you8yiDnAc7d7iezikKAWx0>, 26 décembre 2019.

[8] Radio-Canada, Crise du recyclage : la qualité des matières recyclées est le nœud du problème, dit la ministre Melançon, En ligne, <https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1103964/crise-recyclage-quebec-rencontre-solutions-ministre-melancon-chine>, 19 décembre 2019.

[9] Journal Métro, Industrie du recyclage: quelles solutions pour s’attaquer à la crise?, En ligne, <https://journalmetro.com/actualites/national/2403213/industrie-du-recyclage-quelles-solutions-pour-sattaquer-a-la-crise/?fbclid=IwAR0QiESnXJkQUJKeUl8SfHIORgjcpRDMPgyOuWBIlo_t-VqXJVA9DqkiQ5Q>, 19 décembre 2019.

[10] Journal Métro, Un mouvement national pour forcer la SAQ à consigner le verre, En ligne, <https://journalmetro.com/actualites/national/2049698/un-mouvement-national-pour-forcer-la-saq-a-consigner-le-verre/>, 19 décembre 2019.

[11] Journal Métro, Un rapport écartant la consigne du verre au Québec mis en doute, En ligne, <https://journalmetro.com/actualites/2198183/un-rapport-ecartant-la-consigne-du-verre-au-quebec-mis-en-doute/>, 19 décembre 2019.

[12] TVA, Montréal inaugure son nouveau centre de tri des matières recyclables, En ligne, <https://www.tvanouvelles.ca/2019/11/12/montreal-inaugure-son-nouveau-centre-de-tri-des-matieres-recyclables?fbclid=IwAR2mUqdM2rbCEdzqKeGujtG9q949x9CFlZ-vOoJi4XZAEIoRoRAI6jYMGBo>, 26 décembre 2019.

[13] Radio-Canada, Ottawa veut interdire les articles en plastique à usage unique d’ici 2021, En ligne, < https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1178164/gouvernement-federal-interdiction-plastique-usage-unique-2021>, 19 décembre 2019.

[14] La Presse, Montréal vise le zéro-déchet pour 2030, En ligne, <https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/201910/17/01-5245762-montreal-vise-le-zero-dechet-pour-2030.php>, 19 décembre 2019.

[15] Journal Métro, Les Nord-Montréalais récupèrent deux fois plus de matières organiques, En ligne, <https://journalmetro.com/local/montreal-nord/2390547/les-nord-montrealais-recuperent-deux-fois-plus-de-matieres-organiques/>, 19 décembre 2019.

CRD et Encombrants : quels enjeux pour les prochaines années à Montréal-Nord ?

CRD et Encombrants : quels enjeux pour les prochaines années à Montréal-Nord ?

par Nataël Bureau

Que ce soit au début du printemps, près de la période de déménagement ou tout juste après les fêtes, les encombrants et leurs cousins proches, les résidus de construction, démolition et rénovation apparaissent en plus grand nombre au coin de nos rues. S’il est possible de les récupérer (Oui, Oui !), souvent ils se retrouvent avec les ordures. Nous nous penchons ici sur l’enjeu de la revalorisation de ces matières.
Qu’est-ce qu’un encombrant ou des résidus de construction, de rénovation et de démolition (CRD) ?

Il y a deux familles d’encombrants, soit les électroménagers et le mobilier. Tous les électroménagers, ne comportant pas de gaz réfrigérants, peuvent être déposés en bordure de rue le vendredi de chaque mois.  Pour se débarrasser de manière écoresponsable de nos frigos, climatiseurs et compagnie, il est fortement recommandé d’aller porter ces appareils à l’écocentre le plus près. La quantité de gaz que peut dégager un seul frigo aux ordures peut aller jusqu’à 3,7 tonnes métriques en équivalent de CO₂ – un voyage de 17 000 kilomètres en voiture. Il est donc impératif de bien s’en départir.

La gamme de mobilier acceptée est aussi large que sont les goûts en design durant les dernières décennies ! Que ce soit en bois ou en métal, en verre ou en plastique, le mobilier peut être déposé en bordure de rue pour la collecte sélective du vendredi… à condition qu’il ne soit pas rembourré. En effet, les meubles rembourrés sont généralement interdits au niveau de toute la Ville de Montréal, en raison des risques de propagation des parasites, notamment les punaises de lit. C’est aux ordures que l’on doit disposer des meubles rembourrés plutôt.  Même si ce n’est qu’un coussin sur le dossier d’une chaise, ce meuble ne devrait pas se retrouver dans la collecte malheureusement : la santé publique d’abord ! Pour savoir comment disposer de meubles possiblement contaminés, vous pouvez consulter la rubrique sur le sujet en cliquant ici.

Les résidus de construction, de rénovation et de démolition, aussi appelés plus succinctement les CRD, sont pour en majorité les débris provenant des activités liées aux bâtiments et à la voirie. Ici, nous n’avons qu’une grande famille de CRD qui comprend le bois, les morceaux d’asphalte, la roche, les dispositifs de salle de bain, des vitres (non brisées) et à peu près tout ce qui se retrouve dans les murs de votre maison et qui n’est pas une matière dangereuse. L’amiante, malheureusement, encore présent dans les plus vieux bâtiments ne doit pas être déposée dans la collecte sélective ni à un écocentre : il faut faire affaire avec des professionnels à ce moment-là !

La récupération des encombrants et des CRD permet de valoriser ces matières, de diminuer la pression sur nos sites d’enfouissement et de diminuer en partie la quantité des matières produites lorsqu’elles sont réutilisées. L’arrondissement de Montréal-Nord a fait le choix d’offrir hebdomadairement un service de collecte de ces matières : servons-nous-en !

Enjeux de récupération liés aux encombrants en 2019

            Comme nous l’avons mentionné plus haut, les périodes du ménage printanier, des déménagements et des fêtes voient augmenter le nombre d’encombrants déposé en bordure de rue. Une grande partie de ces encombrants sont toujours déposés lors de la journée des ordures, ce qui pose problème à deux niveaux.

Tout d’abord, ces matières ne sont plus collectées avec les ordures ce qui fait augmenter le nombre de résidus sur la voie publique. Cette problématique devient plus importante avec les périodes de déneigement où les trottoirs doivent être déblayés. Pour faciliter les déplacements des piétons et le travail des déblayeurs, il est nécessaire de les déposer au bon moment, c’est-à-dire entre 19h et 7h le vendredi.

Ensuite, les encombrants qui pourraient être pris par inadvertance dans la collecte des ordures ne pourront être revalorisés. De plus, il s’agit de coûts de gestion plus élevés pour les sites d’enfouissement qui rassemblent alors des matières occupant un plus grand volume. Rappelons-nous que l’un des sites les plus importants accueillant 39% des déchets montréalais fermera d’ici 10 ans au rythme actuel[1].

Montréal-Nord a encore du travail à faire pour augmenter la quantité (Kg/Habitant/Année) des encombrants récupérés et atteindre le reste des autres arrondissements de Montréal. En effet, les dernières données de 2018 montre que le taux de récupération pour Montréal-Nord se situe à 59%, en hausse de 4% par rapport à 2017, alors que la moyenne montréalaise se trouve à 70% (68% en 2017)[2]. Un rattrapage est en cours, mais nous devrons continuer à encourager la participation des citoyen.ne.s de Montréal-Nord.

Les matières récupérées, notamment les électroménagers et le mobilier composé de métal, ont de hauts taux de valorisation[3], ce qui rend leur récupération et leur détournement des sites d’enfouissement encore plus intéressants. Avant de terminer sur les encombrants, il faut rappeler qu’il est toujours possible de donner une deuxième vie à une bonne partie de nos meubles. De entreprises et des organismes œuvrent à la remise en condition et à la revente de produits seconde main : informez-vous !

Enjeux de valorisation des CRD en 2019

            Plusieurs municipalités compilent ensemble les chiffres liés aux encombrants et aux CRD. Or, les CRD ne sont pas recyclés, dans la majorité, de la même manière que les encombrants et comportent leurs propres enjeux de valorisation. Que ce soit des agrégats de bitume, du bois peint ou de la pierre concassée, les CRD occupent une part importante des résidus générés à Montréal.

            L’enjeu principal des CRD actuellement porte sur la réduction de ces résidus à la source et au recyclage sur place (par les contracteurs)[4]. En effet, plusieurs techniques plus écologiques issues de l’écogestion de chantier peuvent être utilisées par les contracteurs en construction : utilisation de matériaux plus écologiques ou réutilisés, par exemple. Une autre technique, la déconstruction sélective, permet aussi de retirer graduellement les matières d’un bâtiment et de les trier au fur et à mesure qu’elles sont retirées. Cette dernière technique permet d’augmenter le recyclage sur place et donc de diminuer la génération de résidus envoyés aux centres de tri de CRD.  

            Au niveau des matières recyclées ou revalorisées, le bois, le gypse et la fraction fine sont les enjeux qui occupent les entreprises du secteur et qui font l’objet des dernières innovations en la matière.

            Le tiers du bois vierge (arbres ou charpente) est encore envoyé à l’élimination : un tiers est recyclé dans de nouveaux produits et un tiers est envoyé à la valorisation énergétique. Le bois traité, quant à lui, est presque exclusivement envoyé à la valorisation énergétique (production de chaleur) ou à l’enfouissement. Au niveau du bois traité, une nouvelle technique de « détraitement » élaborée au Québec pourrait permettre de recycler ce bois comme le bois vierge[5]. La technique est encore expérimentale, mais c’est ce genre d’innovation qui nous amènera plus loin dans la gestion de nos résidus.

            Le gypse est une autre matière difficile à recycler ou à revaloriser en raison de son taux de contamination et de sa friabilité comme matière. Au Québec, 90% du gypse, une matière communément trouvée dans nos murs, se retrouvent dans les dépotoirs. Quelques débouchés intéressants commencent cependant à apparaître : réutilisation de la matière dans la production de ciment et recyclage dans de nos nouveaux panneaux. Le recyclage sur place est aussi une avenue, car c’est la désagrégation du panneau durant son transport vers le centre de tri qui l’amène à être rejeté vers l’enfouissement. Pour ce faire il faudra que le secteur de la construction revoie encore une fois ses pratiques sur le chantier et de trouver des manières de recycler ou de valoriser sur place la matière générée.

            Le dernier élément et le plus complexe est la fraction fine : mélange de matières de moins de 2 centimètres. Cette matière mélangée est souvent issue de l’accumulation de particules tombant des courroies dans les centres de tri de CRD. Cette matière mélangée représente le quart des matières sortants des centres de tri de CRD et ne peut plus être utilisée comme agent de recouvrement dans les sites d’enfouissement depuis quelques années en raison du dégagement des odeurs liées au gypse pourrissant. Cette situation a permis de stimuler la recherche de nouveaux débouchés : abrasif hivernal pour les routes, ajout en calcium pour le ciment, etc. Nous sommes encore au niveau des études, mais il s’agit de voies intéressantes pour les 480 000 tonnes produites annuellement de fraction fine.

Conclusion

            Clairement, nous devons collectivement développer des innovations et de nouvelles pratiques afin d’augmenter le recyclage et la valorisation des encombrants et des CRD récupérés. Comme citoyen.ne de Montréal-Nord, ce que nous pouvons faire immédiatement, est de participer aux collectes appropriées et d’en parler avec nos voisins et nos voisines. Ce que nous devons viser : une participation toujours plus nombreuse !

            Chez Éconord, nos patrouilleurs et nos patrouilles environnementales passent chaque été dans nos rues afin de sensibiliser les citoyens et les citoyennes de Montréal-Nord et de les inviter à participer à la collecte des encombrants et CRD. Ces efforts nous permettront de dégager les bordures de rue, de détourner de l’élimination des quantités toujours plus grandes de ces matières et de rattraper le reste de Montréal notre en termes de quantités récupérées.

Si vous les voyez patrouiller durant l’été, n’hésitez pas à leur poser des questions : ils et elles sont formé.e.s pour vous répondre. Sinon, tout au long de l’année vous pouvez nous rejoindre à l’un de nos deux locaux ou consulter le site web de l’arrondissement. Nous tiendrons aussi prochainement des ateliers sur différents thèmes, notamment le tri et les matières résiduelles. Gardez-vous au courant en vous inscrivant à notre infolettre et en consultant notre calendrier. Vous pouvez rejoindre l’auteur de l’article en composant le (514) 326-5447 en semaine pour toute question ou commentaire.


[1] La Presse, Montréal veut adopter des « cibles ambitieuses » pour réduire à zéro la quantité de déchets qu’elle enfouit d’ici 2030, En ligne ,<https://www.lapresse.ca/actualites/grand-montreal/201910/17/01-5245762-montreal-vise-le-zero-dechet-pour-2030.php>, 20 novembre 2019.

[2] Ville de Montréal, BILAN 2018 DES MATIÈRES RÉSIDUELLES DE L’AGGLOMÉRATION DE MONTRÉAL, En ligne, <http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/ENVIRO_FR/MEDIA/DOCUMENTS/BILAN_2018_MATIERES_RESIDUELLES.PDF>. 20 novembre 2019.

[3] RECYC-QUÉBEC, Les encombrants – Fiches informatives, En ligne, <https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-encombrants.pdf>, 20 novembre 2019.

[4] RECYC-QUÉBEC, Résidus de construction, de rénovation et de démolition (CRD), En ligne <https://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/sites/default/files/documents/Fiche-info-crd.pdf>, 20 novembre 2019.

[5] Vecteur Environnement, Résidus de construction, de rénovation et de démolition – Comment les valoriser davantage ?, Septembre 2019, p.40-45.

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